Aller au contenu

Empreinte environnementale & méthodologie

Votre portail affiche une empreinte environnementale estimée de votre usage de l’API — CO₂, eau et énergie, par modèle et au total — dans Usage. Cette page documente précisément comment elle est calculée, avec quels coefficients et quelles limites. La transparence fait partie de notre proposition : vous pouvez challenger chaque chiffre.

L’énergie consommée par l’inférence est la grandeur physique primitive. CO₂, eau et fabrication en dérivent. On ne mesure rien en temps réel : on dérive des tokens déjà comptés par modèle (fidèle à notre principe « ne pas coder le metering à la main »).

énergie_IT (Wh) = tokens × énergie_par_token (selon la taille du modèle)
CO₂ usage (gCO₂eq) = énergie_IT × PUE × intensité_réseau
eau (mL) = énergie_IT × (WUE + PUE × EWIF)
CO₂ fabrication = CO₂ usage × part/(1 − part) (matériel amorti)

Suit la méthodologie EcoLogits (association française GenAI Impact) : l’énergie dépend du nombre de paramètres actifs du modèle. La génération (tokens de sortie) coûte nettement plus que la lecture du prompt (tokens d’entrée, traités en parallèle) — on compte donc les deux séparément. Les coefficients gCO₂eq/token vivent dans notre catalogue (par modèle), à côté des prix, et sont recalés au fil des benchmarks des modèles réellement servis.

Intensité du réseau — là où la localisation pèse le plus

Section intitulée « Intensité du réseau — là où la localisation pèse le plus »
RéseauIntensité (gCO₂eq/kWh)
France (mix nucléaire)≈ 56
UE (moyenne)≈ 230
US (typique)≈ 380

Nos modèles souverains et le passthrough Mistral (hébergé UE) tournent sur le réseau français bas carbone — environ 7× moins carboné qu’un cloud US.

ParamètreValeurRôle
PUE (Power Usage Effectiveness)1,2overhead datacenter (refroidissement, réseau)
Intensité réseau FR56 gCO₂eq/kWhconversion énergie → CO₂
WUE (eau sur site)0,18 L/kWheau de refroidissement par kWh IT
EWIF (eau de l’électricité)5,11 L/kWheau « embarquée » dans l’électricité produite
Part fabrication~11,9 % du totalmatériel (GPU/serveur) amorti ~5 ans

Un point souvent oublié : l’inférence consomme de l’eau (refroidissement du datacenter + eau mobilisée pour produire l’électricité). On l’estime à partir de l’énergie et on l’affiche en équivalent douches de 60 L. C’est une consommation estimée, pas une empreinte eau pondérée au sens ISO 14046.

Le portail affiche d’abord le CO₂ d’usage (l’inférence qui répond à vos requêtes), puis, séparément, le CO₂ de fabrication du matériel amorti (~12 % du total cycle de vie). Le total usage + fabrication est ce qui sert à un reporting ESRS E1.

  • Usage : énergie de l’inférence (+ overhead PUE).
  • Eau : refroidissement sur site + eau de l’électricité.
  • Fabrication : matériel serveur/GPU amorti.
  • Hors périmètre : entraînement des modèles (non alloué), terminaux utilisateurs, réseau.

L’export CSV depuis Usage est formaté pour alimenter un bilan ESRS E1 :

  • Usage (électricité d’inférence) → Scope 2, location-based (pas de compensation ni certificat d’origine).
  • Fabrication (matériel amorti) → Scope 3, catégorie 1 (biens achetés).
  • Les coefficients sont des estimations indicatives, pas un bilan carbone certifié (ordre de grandeur).
  • WUE/EWIF sont des valeurs de littérature à recaler pour le mix FR (le nucléaire a un profil eau spécifique).
  • Notre avantage de précision : contrairement à un outil qui estime l’empreinte d’une infra cloud opaque (région, PUE et matériel inconnus → ±30 % d’incertitude), nous possédons la stack — région (Scaleway fr-par), PUE réel, modèle et paramètres servis sont connus. Les chiffres se resserrent au fil des benchmarks.

C’est le corollaire environnemental de la souveraineté : non seulement vos données restent en France/UE, mais l’inférence y est aussi nettement moins carbonée — et nous pouvons le chiffrer de façon vérifiable.